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Lundi 13 octobre 2008
"Quelque part dans les montagnes meurt un écho. L'écho ne se brise pas, il disparaît au loin; on dirait qu'il tombe dans un ravin, qu'il nous laisse seul dans l'écrin déchiré des sommets gris, emportant avec lui nos voix et nos paroles..."
    
                                                                                                                            Tovarich, "Souvenirs de Tournay"


Par Tovarich - Publié dans : frustrado
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Lundi 13 octobre 2008
Voilà, cet article ne vaut rien en soi mais je tenais à publier cette photo. Pourquoi? Parce que c'est la seule qui n'a jamais été prise de moi en train d'écrire. La photographe n'est autre que ma Fiancée qui m'a figé là, à l'abri du temps et des soucis...
Par Tovarich - Publié dans : frustrado
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Mercredi 8 octobre 2008
Il est tard à présent, peut-être 2h ou 3h du matin. La journée a été longue, comme toutes depuis un mois, mais c'est ainsi; on donne nos vacances à ceux qui n'en ont jamais eu.

Le plus dur en somme, ce n'est pas de se coucher à 3h du matin et de se lever à 6h30, ni de veiller à la sécurité d'un groupe d'adolescents. Le plus dur, c'est le silence, dans le refectoire vide.
Seul reste avec moi un petit nounours que l'on a jeté par terre pendant la veillée et qu'un gosse a oublié de ramasser...

Il va sûrement lui manquer cette nuit.

Le plus dur, c'est d'imaginer le quotidien de ces enfants qui ont vu et qui voient encore des abominations, qui ont un passé lourd et assassin...


Pendant un mois ils redécouvriront l'amitié, la confidence. Ils apprendront à construire ensemble une cabane, à allumer un feu avec une seule allumette, à apprendre le nom des arbres et des insectes, à jouer ensemble et à chanter le soir autour d'un feu de camp.


Voilà deux ans que je travaille avec ces gosses moyennant une paye misérable de quelque centaines d'euros; mais on s'en fout.
Tout ce qui passe en moi et en eux n'a pas de prix, c'est pour ça que je serai présent l'année prochaine, pour aider celui qui aurait pu être mon frère ou ma soeur...

En attendant, ils sont retournés chez eux avec des promesses de retour...

Les promesses...




Tovarich

Par Tovarich - Publié dans : frustrado
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Mercredi 8 octobre 2008
La larme coule et devient tiède,
Transportée sans sa paupière
Par l'odeur de Solitude
Descend avec souffrance
Le vallon fatigué...


Tovarich
Par Tovarich - Publié dans : frustrado
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Mercredi 8 octobre 2008
Chez moi, toutes les routes se ressemblent, elles traversent des forêts aux grands fûts qui bordent les ravins. En bas, on entend la rivière qui tousse péniblement son onde frêle qui se heurte aux cailloux lisses et tachés de mousse.
Cette rivière, on ne la voit pas; mais on sait qu'elle existe, quelque part, sous les arbres...

Les routes de chez moi ne sont jamais tout à fait finies, elles sont là, délaissées par le génie civil et les chargés de voiries, présentant leurs trous et leurs bosses aux sabots des Limousines et aux voyageurs solitaires.
Les fougères et les feuilles envahissent peu à peu la route, mangeant à leur tour le bitume qui jadis avait dévoré les talus. Chaque tournant de ces routes enlève la perspective, bouche le Ciel, il fait parfois nuit très tôt;

Les routes de chez moi sont tristes, même en été elles sont en automne, balayée par le vent et caressée par les feuilles; elles mènent dans des villages sans noms ou des vieillards sans âge attendent sur le perron pierreux de leur vieilles maisons aux volets toujours fermés. Parfois, une porte de grange est ouverte, laissant s'échapper de son ventre un chien sans collier et le poil dévoré par les parasites.

Les routes de chez moi mènent parfois même dans des fermes où les gens n'y sont jamais, ou le silence est épais comme les lauzes de la toiture délabrée; une autre route mène ailleurs, à travers les bois. On y trouve parfois, dans le ravin, l'épave d'une vieille traction ou d'une deux-chevaux que l'on a laissé mourir ici, parmi les arbres et l'oubli.

Car c'est bien de celà qu'il s'agit: l'oubli.

L'oubli que l'on est encore en vie, que l'on existe encore pour quelqu'un et que l'on va quelque part. C'est comme si la route était un escalier qui mènerait au-delà de ce que nous sommes.
On le ressent lorsque l'on foule de nos pieds sales la route Corrézienne, cette lourdeur de l'atmosphère qui contraste avec la légèreté de l'Âme, le regard pesant des chênes et des hêtres sur nos épaules bien trop faibles...

Les routes de chez moi effraient les enfants à la tombée du soir, quand les cerfs et les chevreuils les regardent, droits et fiers au milieu de la route, avant de disparaître au milieu des fourrés et des branches, dans leur Royaume où ne les retrouve jamais...

Les routes de chez moi ne meurent pas tout à fait, elles restent pour supporter encore et encore les pas de ceux qui vont quelque part, le coeur lourd et l'échine courbée, en quête d'un Ciel un peu plus vaste à contempler...
Par Tovarich - Publié dans : frustrado
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Samedi 13 septembre 2008
Un texte écrit rapidement mais non sans émotion sur la Solitude des personnes âgées ayant perdue l'Amour de leur Vie...


Je ne rêve plus ou alors seulement parfois
Du bout des cils
Quand ils ne sont pas alourdis des pensées d'Hier
Ou d'une larme pesante qui s'est figée là
Qui regarde passer le temps qui passe sous son miroir
Dans l'oeil vide de celui qui s'en va au mouroir

Je m'assois sur mes journées qui ne finissent jamais
Ou qui ne commencent pas
Cela dépend des fois
Cela dépend de Toi
Figé dans un cadre en bois ton sourire ne meurt pas

Il me regarde vieillir seul assis dans le fauteuil
Les mains agrippées sur mon pantalon
Qui en a vu passer des hivers des étés

La maison est bien vide même quand le parquet craque
Il me semble sentir ta main sur la mienne
C'est en étouffant les larmes et en crispant les doigts
Que le passé revient un peu plus douloureux

Dans la langoureuse chaleur d'une chute sans fond
Je rattrape ta main que je croyais perdue
Et te fais tourner jusqu'en être ivre

L'enfer est fini.



                                                                                                                                                                                Tovarich
Par Tovarich - Publié dans : frustrado
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Mercredi 3 septembre 2008
Petit sonnet sur un sujet qui me fascine. J'ai écrit ce texte pour ceux qui un jour se sont sentis mourir de ne pas savoir quoi faire du Temps qui tue peu à peu les Amitiés et les Tensions, mais aussi pour tous ceux qui ont trouvé ne ce fûsse qu'une seule fois une Raison à leur Vie

                                                                                                                                                                                   Tovarich




L'Arbre de son Ombre noire
Pose sa main sur l'Horizon blâfard
Eclatant le Ciel de veines rigides
De ses doigts tortueux torturés

Comme un vieux pinceau aux poils vieillis
De ses branches hirsutes il crevasse la Lune
Et effraie les enfants perdus

L'Arbre au tronc ridé se souvient
De tout il se souvient
Des amoureux aux bouches collées
Aux machabées dans ses racines enterrés

L'Arbre chaque année qui perd la Vie
Et toujours la recouvre
Sera toujours aimé de ceux qui n'ont
Que son Ombre pour Amie
Par Tovarich - Publié dans : frustrado
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Jeudi 24 juillet 2008
C'était un dimanche soir
L'ampoule grillée je reste dans le noir
Je repense à toi je repense a tout ça
Et ça me fait plus chaud que froid

Qu'il te laisse tu le savais
Qu'il t'oublie t'y étais pas préparé
Je sais que tu vivras avec lui
Je sais qu'un jour ptete tu seras plus avec lui
Et peut meme qu'un jour vous mourrez
Tous les deux de l'Amour qui vous a rongé

Le ventre noué chez toi tu es rentré
Dans ton for intérieur tout délabré
Ca manquait de lumière ça manquait de chaleur
Ca sentait la poussière
Passe moi une chandelle j'te rendrai la pareille
Ton coeur sera tout beau comme une huitieme merveille

Je sais que tu vivras avec lui
Je sais qu'un jour ptete tu seras plus avec lui
Et peut meme qu'un jour vous mourrez
Tous les deux de l'Amour qui vous a rongé


Tu comprendras tout ça en l'écoutant, prends soin de Toi


Tova
Par Tovarich - Publié dans : frustrado
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Mardi 24 juin 2008
Il fut de ces temps où l'on se sentait mourir, mourir bien loin de tout et surtout loin de soi,
Ou comme l'Empereur de jadis on vit son corps flotter
Descendant la rivière sur un radeau craquant
Et de la berge où les gens pleuraient sans larmes
Leur défunt Régent aux lèvres entr'ouvertes
S'écriaient "Le Roi est mort, le Roi est mort!"
Mais sous son Hermine Dieu qu'il était pâle
Le Roi avait bien froid du froid qu'on ne guérit pas

Et du fleuve verdâtre, de la Mélancolie
Semblait porter le Prince vers sa dernière demeure;
Il a poussé la porte que l'on ne pousse qu'une fois
Pour se trouver coincé dans du chêne cloué
Ni sa couronne et ni le sang versé pour
Son assise sur le trône ne pourra le sauver

Il se trouve là les mains sur son coeur
Ayant pour seul regret de n'avoir pas pu
Vivre assez vieux pour dominer sa vie
Celle qu'il a donné dans une ultime folie
A la froide Camarde, au Grand Timonier
Qui absent et nonchalant ramasse les derniers
Soupirs et soulagements de la multitude accablée
De la mort de son Roi...
Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Mercredi 4 juin 2008
Et bien voilà, après ces  2 jours passés à Nantes avec Elliouchka, j'ai pu retrouver la sensation des premiers jours; une main sur l'épaule, l'abrutissement devant un film (très  beau d'ailleurs), un gâteau au chocolat raplapla...
Mais ce fut surtout un grand moment de partage rien que pour nous deux, un instant où l'on s'est retrouvé pour oublier les tensions et vivre  sans se sentir gêné d'exister.
Il y a eu aussi le fameux cake à la courgette (super bon!) dont la fin s'est retrouvé sur ma barbe drue qu'Ellie a léché avec des étoiles  dans les yeux, la rencontre avec des wesh-wesh qui savaient même pas ce qu'était un cake (par contre, le "face de cake" qu'ils nous ont rétorqué était grandiose).
Puis il y a eu la Théorie du Cake: "Tu vois, si tu proposes du cake à des gens, ils vont pas en vouloir.. Pourquoi?? Parce que c'est con de dire "Moi je veux du cake" parce que "cake", c'est pas un mot élégant. si t'écoutes bien "cake", "cake", "cake", "cake" tu sens bien que c'est un mot pourri.
Alors les gens te disent même pas non car ils se disent "Olala, on va croire que je pense au cake" et ça c'est la honte pour le siècle des siècles (Amen). Si c'était un gâteau, les gens te répondraient car le gâteau, c'est bon même quand tu entends le mot.
Tu vois, c'est ça le complexe du cake."

N'empêche on a bien trouvé deux types super sympas (Martin et Corentin) avec qui on a bien rigolé même si on a dû partir dans un club tout merdique avec le Coca à 6€ pour se retrouver à 1h du matin en chantant du Aznavour dans les Rues de Nantes.

Après, on a fait peur aux gens en criant par la fenêtre de la voiture (en fait, c'est celle de sa mère, mais comme elle est super classe _sa 206_ ben elle le dit pas, mais l'important c'est de pouvoir se traîner), on a fait les kékés des plages avec du PIERPOLJAK à fond  et en conduisant bien.

Le dernier jour, on a été à Nantes faire  des photos, j'ai fait passer Ellie pour ma petite soeur car je voulais avoir des Chocapic (pauvres vendeurs...) et on a rejoint ensuite la Gay Pride où on a récupéré plein de trucs sympa (Ellie a eu le T Shirt du  Petit Marais, la boîte pour les grandes folles, la classe!!)
D'ailleurs on avait rencontré la veille deux gars bien bourrés (un Noir et un Gay) et ils étaient bien rigolos.
Sinon on s'est posé, j'ai pris des photos très sensuelles d'Ellie (mais je les garde pour moi!) qui fantasmaient sur les skaters qui voulaient plus skater...

Sinon on a acheté des bonbons et du coca et on a passé nos derniers instants dans la Gare de Nantes, lieu pas très romantique en soi...

Et c'est marrant, j'ai écrit cet article comme si il y allait avoir du monde pour le lire, mais je m'en fous, j'ai ressenti tout plein de choses que beaucoup ne ressentiront sans doute JAMAIS.

Ellie, merci d'être là...

ps: j'ai laissé dans ton meuble (sous la TV, deuxième tiroir) à Montaigu quelques trucs pour attester de ma présence en ces lieux (j'aurais pu pisser sur le pied de la table, mais c'est pas très top)...

Je t'embrasse fort mon Elliouchka, prends soin de Toi, et encore merci...

Tovarich

ps: je continue de penser que si à la Messe, il y aurait du cake à la place de l'ostie, il y aurait encore moins de monde durant les offices.
Par Sacha - Publié dans : frustrado
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