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Samedi 11 août 2007
Parce que il y aura toujours ce puéril en nous qui fera que jamais nous mourrons les larmes aux yeux
Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Samedi 11 août 2007

« Quoiqu’il arrive, Fils, on vit avec de l’argent, on meurt avec du génie »
                                                                                                                       Cézanne

Je suis certain que vous l’avez entendu, ce type, là, à la radio ; tout le monde l’a entendu, et surtout tout le monde l’a aveuglement cru.
Il y a eu un grand silence dans la salle vide où je me trouvais, tellement grand qu’il me dépassait même et qu’il me fit peur.
 « Enfin, quelle drôle de chose que ce silence là ! » murmurai-je à haute voix
La radio s’était éteinte toute seule car j’avais tourné le bouton sur « OFF », dans un « clic » qui ressemblait plutôt à un « clac », puis me tournai face à l’Assemblée Invisible :

 « Ah ! Vous qui êtes assis là, vos Vies sont en danger ! Vous ne croyez que la parole d’une onde ! » Je marquais un temps avant d’hurler dans mon micro
 « VOUS NE CROYEZ PLUS EN L’HOMME ! »
Un long silence se fit connaître dès que j’eus fini de prononcer mes mots.
En contre-bas, l’Assemblée était bien calme, aucune chaise ne grinçait, aucun rire ou parole étouffée ne transperçait ce mur qui me séparait d’eux…
Cette mollesse me fit mal au cœur.
D’un pas hésitant et décidé je me dirigeais à l’opposé de la table en direction de celle-ci pour aller saisir un couteau denté à lame lisse que j’avais laissé quelques jours plus tard dans cette même salle de l’autre côté de la rue. Puis je revins sur mes pas car j’en avais oublié un en route pour finalement retourner à l’endroit d’où j’étais parti quand je suis arrivé. C’est à dire à mon micro, et non pas chez moi.

.
Le carrelage en parquet était fort bien ciré d’ailleurs, ce qui me chatouilla l’œil et me fit pleurer de rire à m’en rouler par terre, ce qui choqua l’Assemblée dans un « Oooooh ! » que je n’entendis pas –car je ne vous l’ai pas dis mais je suis aveugle, car je n’entends pas ce que je dis et je ne dis pas ce que j’entends. En somme, je suis intelligent-
Je me relevai alors, les cheveux emmêlés dans les manches de mes chaussures, ma main droite tenant fermement le couteau les doigts fermement serrés autour du manche en bois.
l’Assemblée ne disait plus rien, les chaises me regardaient avec ce regard vide qui les caractérise et la radio était toujours muette (car elle était handicapée).
Le Silence retint son souffle alors que ma main gauche levait le couteau tenu par ma main droite et dans un sursaut de courage je me le plantai dans le poumon droit (car je n’avais plus de poumon gauche) du côté du cœur dans un effroyable craquement d’os et d’un déchirement de ma peau blanche que j’avais mis tant de temps à faire bronzer.

L’Assemblée ressortit alors, calme et paniquée, par la porte « Entrée de Secours » qui donnait sur le ravin, tandis que je restais là, agenouillé sur mes deux mains, la lame plantée en moi et qu’un rire s’échappa de ma plaie béante :
 « H é !!!! Rire ! Reviens ici !!!! »
Mais il ne m’écouta pas et je vis mon rire partir dans un rire infernal…

Ca m’a presque rassuré…

Car il y avait enfin quelque chose de logique à ce qui venait de m’arriver.

Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Vendredi 10 août 2007
Pour Morgane
                                                                                                                                          

"C'est alors que le Ciel se couvrit, que les nuages se mirent à courir par tous les Horizons que tout apparut...

Le Souvenir imbriqué dans la façade fantastique d'une demeure Malouine surveillée par le marbre froid de l'ultime repos du Chevalier François-René, elle vit le Gris rouler sur les toits de la Cité,
sublimée par l'épanchement nébuleux des Coussins Mous qui encombraient un Bleu inadapté à cet endroit...

Car voici l'Attendue, la brise fraîche et fragile, qui perla nos peaux et fit pleurer nos yeux d'une Humidité artificielle, celle qui fit sortir la mousse des rochers de Saint-Malo, sempiternelles sentinelles de la Cité Corsaire, les jambes battues par l'écume moussante des lames fracassantes.
L'oeil piqué par un Soleil absent, elle se rendit compte qu'ici la chaleur n'émanait pas de l'Astre diurne mais de son coeur qui lui écrivait dans sa mémoire des Souvenirs de Nocturnes passées entre les murs qui semblaient soutenir un Ciel qui bien souvent paraissait reposer sur les cheminées massives des toits pentus des demeures Malouines...

Dans le brouillard fumant qui avalait la baie, des visages se dessinaient dans les embruns... Ô, Vauban et Duguay-Trouin, invisibles protecteurs, bénissez de vos Gloires les remparts de Saint-Malo, immortels et atemporels, remerciez Chateaubriand d'avoir ouvert nos âmes, remerciez la Petite Fée Morgane...

Elle attendait l'Ennui au bout de la jetée, face au Petit Bé, le Coeur gonflé par l'Humidité et le Temps qui doucement s'en est allé, naviguer vers d'autres mers en doublant les sémaphores et les plaintes des marins avalés dans la Saline, imperturbable Petite Fée à la baguette cassée courant sur les galets...

"Cours ma fille, cours après le Temps, cours après l'Enfance car l'Avenir te poursuit, l'Horizon te barre le chemin..."

C'est alors que doucement le vent se mit à souffler..."

                                                                                                   


                                                                         Aurélien "Tovarich", Souvenirs de Saint-Malo








Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Jeudi 14 juin 2007
« Et que tout cela ne puisse jamais se produire, à jamais restez des écrans ; oh je vous en supplie, Ô Chimère, laissez de nouveaux mes Nuits si lasses me border d’insouciance, que l’Enfance ne m’étrangle plus le cœur, ne me pincez plus les yeux…

                                                                                            Et laissez moi m’endormir… »


Tenir un monologue contre soi-même, quoi de plus humble… Il ne reste plus que de la cendre pour rallumer un feu éteint depuis longtemps, et si je venais à mourir…
Je n’ai pas peur de ce qui m’attend, même si je m’attarde à ce que je ressens et je crois que c’est là l’essentiel..

Tu sais, je me ronge… J’aime aimer, et j’aime ce que tu me donnes. J’aimerai t’apporter plus que des crises qui nous font souffrir et qui m’effraie…

J’ai peur de te perdre.

Je me dis souvent que ne pas savoir c’est fort utile pour éloigner les mauvaises pensées de son inconscient…
Mais finalement, dans la torture de ne jamais savoir, que préférerions-nous ?
Certains pensent que la souffrance vaut mieux que la Mort… Peut-être mais rien ne vaut la Vie.

J’ai des plaintes de violoncelles accompagnées d’un violon déchiré qui me narre les malheurs de l’Egaré, mais qu’importe d’être perdu si personne ne cherche à vous trouver…
Il nous faudra bien du courage pour découvrir qui nous sommes, et si finalement rien…

On ne nous donnera jamais ce que l’on veut vraiment, juste un petit rien de temps en temps, figé dans l’esprit rigide d’un Intolérant ou d’un comparse avare, et quoi d’autre…
Si parfois l’envie de mourir nous prend, c’est pour mieux apprécier la Vie…

Certains prennent ça pour un appel à la Mort et commette ce que l’on appelle un suicide. Parfois, on comprend différemment les choses, et parfois on en meurt…
Il fallait seulement que nous nous concertassions assez pour éviter les drames…

Mais c’est beau un drame, ça permet aux gens de ressentir de manière fictive un sentiment qu’il n’aimerait pas connaître une fois les bornes de la romance dépassée.

Tu sais ce que c’est d’avoir mal, je te connais un peu et je sais que tu connais ceci…

La Chose qui te colle aux tempes et te fais insupporter ce que tu es, l’énervement suscité par une véhémence outrancière germée de l’exagération de nos défauts.
Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Mardi 12 juin 2007
Ne vous vous êtes jamais posé cette question: qui est "je"?
Ce "je", double "je" créé un double jeu
Entre vous et l'autre.
Le plus beau d'Amour serait un "Je" écrit sur un papier,
Humble et insignifiant si personne ne se l'approprie.
Mais si je lis ce "je", il devient mien.
Si je donne mon "je" à celle que j'aime,
Mon "Je" devient sien, et je deviens Elle
Et Elle devient moi.

La fusion de deux être, peut être même l'Amour
N'obéit peut-être qu'à ce vulgaire postulat grammatical,
C'est peut triste, mais c'est peut-être aussi beau
Que de se dire sous le contrôle de ses hormones...

Au moins, quand c'est dis avec les mots,
Ca a le mérite d'être plus joli...

Et c'est déjà ça.
Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Mardi 22 mai 2007

Au loin, le Coryphée se meurt
Et les notes fragiles s’évanouissent
Perdues dans les collines
Où un vieux berger voit arriver son heure
Allongé sur un matelas de verdure
La Musique comme sa vie
Disparaît dans le petit matin blême
A l’heure où la Lune se meurt
Et que l’Astre renaît…

Au loin, le Coryphée se meurt
Et les notes fragiles s’évanouissent
Ecrasées contres les montagnes
Où un vieux loup chasse la Vie
De son pelage en une longue plainte
Tournée vers la Lune qui à son tour disparaît
Noyée dans l’Horizon gris-vert
D’une Forêt bien pâle..

Au loin, au loin, le Coryphée se meurt…

 
 

Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Mardi 15 mai 2007
Ce chanson est avant tout l'épanchement de tout mon Amour que j'ai pour ma Dame, mais surtout une excuse pour mon excessive possessivité dont elle est  -malgré elle et malgré moi- l'innocente proie.

                                                                                                                           Je t'aime



La ballade de Monalter



Que mains si lentement
Etranglent tes yeux d'ange,
Ce n'est que pour voir que moi,
Que pour n'y voir que du noir,

Oui bien sûr c'est égoïste
Mais c'est grâce à Toi
Moi que j'existe...

Que deviendrait mon Espoir
Si tu le mettais seul dans le noir
Que deviendrait toute ma bêtise
Si demain tu faisais tes valises?

Oui bien sûr c'est égoïste
Mais c'est grâce à Toi
Moi que j'existe...

Car je masque mon coeur
De cette fugitive douleur,
Celle que tu aimerais posséder
Celle qui a tendance à t'obséder

Oui bien sûr c'est égoïste
Mais c'est grâce à Toi
Moi que j'existe...

Pourtant je suis pas mal tombé
Mais j'ai le coeur égratigné
Quand je suis tombé sur toi
Comme quoi y'avait un peu de vrai

Oui bien sûr c'est égoïste
Mais c'est grâce à Toi
Moi que j'existe...

Oui bien sûr c'est égoïste
Mais c'est grâce à Toi
Moi que j'existe...
Par Sacha - Publié dans : Créations
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Mardi 15 mai 2007
Involontairement, c'est vrai, j'ai aiguisé mes mots pour qu'ils te blessent..
De cette blessure naquit l'indifférence...

Volontairement, c'est vrai, tu aiguises la lame du temps pour que j'en souffre...
De cette torture germe  l'Humidité..

Nous le savons, on a pris notre temps pour se faire du mal, mais aussi beaucoup de bien.
Il y avait beaucoup de mots en trop, de mots injustes et de mots assassins,
Mais quoiqu'il en soit...


J'ai tué ma Reine...



Comprends mon Silence comme une excuse..
Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Jeudi 26 avril 2007


C'est encore une Nuit, une dite de "L'Inspiration", où l'Esprit se débride sous les effets de l'alcool, de l'euphorie collective.
Et c'est quand vient l'heure de la Solitude redoutée, celle qui vous attrape le ventre quand les lumières s'éteignent, celle qui vous étrangle le coeur, que tout remonte à en vomir...

Et ce qui remonte, c'est les angoisses, toutes les craintes, mais aussi l'envie d'écrire....


"Ô Muse, conduis cet Homme qui pendant des années erra"

La Nuit reste ma Muse, celle qui m'enveloppe de son voile à la teinte marine...

Ou sont passés les garous, les elfes et les licornes?
Max à bien de la chance de pouvoir les chevaucher à la tombée du soir...

Et cette chanson de Christiani qui me colle aux neurones...

La Nuit sera courte, les cartouches vont se vider et les pages se remplir de cette matière provenant d'une masturbation intellectuelle...

Je n'ai rien à dire, mais j'essaie de le dire bien...

Le Temps s'arrête..
Par Sacha - Publié dans : frustrado
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Mercredi 25 avril 2007
Voici le blog de Van's (X-virus pour son nom d'artiste et Dapper Dan seulement pour MOI), une fille toute simple, artiste un peu décalée mais d'un grand talent, pour un blog au reflet d'elle-même.
Faites-y un tour, vous en serez surpris:

http://deathvirus.tchatcheblog.com
Par Sacha - Publié dans : frustrado
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