Vendredi 21 novembre 2008
Et le temps d'un regret
S'excuser d'être toujours là
De ne pas être plus loin
Et fuir le temps qui nous poursuit
Et fuir le temps qui nous attend
Et le temps du verbe heureux
S'est écoulé dans les larmes
Et le vin rosé d'Anjou
Qui coule dans les gorges
Et roulent sur les joues
Et fuir le temps qui nous poursuit
Et fuir le temps qui nous attend
Et à la Mort acculé
Se résoudre à expirer
Et à la Mort se rendre
Se résoudre et se pendre
Et fuir le temps qui nous poursuit
Et fuit le temps qui nous attend
Et dans le cercueil
Porté sur les épaules courbes
Des vieux porteurs qui enterrent l'Aïeul
Et fuir le temps qui nous poursuit
Et fuir le temps qui nous attend
Et se faire transporter comme les Rois
Sans pleureuses, sans couronne et sans Toi
Qui dans la Nuit attend qui souhaitât
Que jamais le jour ne se levât