Il va de soi, dans l'inconscient collectif, de souhaiter l'anniversaire, qui dans la jeunesse est un élan vers la Force et la sagesse. Mais quand comme moi on dépasse un certain âge, il ne serait
judicieux de fêter chaque année l'avancement de la décrépitude physique et mentale qui me rongent. Et par-dessus tout, il y a l'accablante partie des gens qui continueront à me fêter après ma Mort,
quand l'anniversaire, après avoir été un signe du vivant puis du mourant, deviendra une vulgaire énonciation de ce que je fus: un nom, un prénom et pour pour certain un grand monsieur qui aura fait
de grandes choses que tout le monde a oublié.
Tovarich
Par Tovarich
-
Publié dans : frustrado
Recommander